Accéder au contenu principal

L'ingestion des microplastiques par les poissons peut conduire à de graves dysfonctionnements écologiques


Chaque année, 8 millions de tonnes de plastiques finissent dans nos océans.
Credits: Micro 2018 international conference
14.09.2021

Une équipe de chercheurs français et suédois vient de publier les résultats d'une étude menée conjointement pour évaluer la toxicité de la pollution aux microplastiques chez deux espèces de poissons d'eau douce et d'eau de mer.

Les scientifiques alarment des conséquences désastreuses de l'ingestion de ces polluants sur la croissance et la reproduction des poissons.

Les deux espèces qui ont été choisi pour cette étude sont le poisson zèbre (Danio rerio) qui vit en eau douce et est très familier en aquariophilie, en plus du Médaka (Orizias latipes) qui vit en eau de mer.

Les chercheurs ont suivi la santé de ces deux espèces après l'exposition à deux types de plastiques très utilisés dans l'emballage et pour la fabrication de bouteilles et autres objets en plastique, il s'agit du : polyéthylène (PE) et du polychlorure de vinyle (PVC).

Après l'ingestion des microplastiques pendant 4 mois, les chercheurs ont constaté une réduction de 20 à 35% de la taille et du poids des deux espèces de poissons, quel que soit le type de plastique ingéré.

Ce trouble de la croissance est accompagné d'un net déclin de la fertilité des poissons. Les microplastiques ingérés ont causé un retard du déclenchement de la ponte et la diminution du nombre d'œufs. L’exposition au PVC-BP3 provoque également des troubles du comportement chez les alevins du Médaka.

Les chercheurs ont conclue l'étude par la mise en évidence des perturbations de croissance et de reproduction des poissons exposés à la pollution pastique et ont appelé à l'élargissement des recherches pour d'autres espèces de poissons et d'autres types de plastiques afin d'envisager un contrôle plus strict des émissions.

La recherche a été réalisée par des scientifiques de l’INRAE, de l’Ifremer, et des universités de Bordeaux, France, et d’Orebrö, en Suède.


Liens externes:


Suivez-nous sur Twitter et Facebook !

Commentaires

Articles les plus consultés cette semaine

Le changement de sexe chez les xiphos

Le Xipho (Xiphophorus hellerii) Le xipho est un poisson ovovivipare de la famille des Poecliidés, il est originaire d'Amérique centrale et a été décrit par Heckel en 1848, c'est un très beau poisson qu'on rencontre dans beaucoup de bacs communautaires cependant, il semblerait qu'il ait une faculté assez surprenante qu'est le changement de sexe. En effet beaucoup d'aquariophiles adeptes des xiphos affirment que le porte-épée a la possibilité de changer de sexe, ce changement se manifeste par des transformations physiques (développement d'un gonopode, d'une épée,...) et par un changement de comportement (poursuite des femelles, agressivité,...). Ayant déjà possédé des xiphos durant mes débuts en aquariophilie, j'ai été témoin d'un changement de sexe de mes femelles. J'avais deux femelles rouges, une femelle noire et un mâle voile (Simpson) que j'ai acheté de magasins différents, les trois femelles étaient déjà pleines à l'ac...

Le Rasbora rubrodorsalis

Le Rasbora rubrodorsalis Famille: Cyprinidés.   Origine: Thaïlande. Espérance de vie: 5 ans. Taille adulte: 3 à 4 cm.    Comportement: Poisson paisible et très sociable, il constitue un excellent spécimen pour les bacs communautaires. Étant grégaire, il devra être maintenu en banc d'au moins 8 individus; Plus le banc est nombreux mieux sont les couleurs présentées par les mâles . Le Rasbora rubrodorsalis occupe le milieu et la surface de l'aquarium et étant omnivore il acceptera pratiquement tout (paillettes, larves, daphnies,...). Le maintien en bac communautaire ne doit se faire que si les autres cohabitants sont calmes et de petites taille (Les petits Rasboras, les petits danios,...). Le bac doit être bien planté et ombragé dans certaines zones .  Un fond plus ou moins sombre est recommandé. * À ne pas confondre avec le Rasbora à queue rouge (Rasbora borapetensis) . Dimo rphisme: Les femelles sont plus grosses et possèdent...

Le Rasbora nain (Boraras maculatus)

Le Rasbora nain (Boraras maculatus) Famille: Cyprinidés.   Origine: Thaïlande, Singapour, Indonésie, Malaisie. Espérance de vie: 2 ans. Taille adulte: 2 à 2,5 cm. Comportement: Poisson paisible, sociable et grégaire qui doit être maintenu en groupe de 10 individus dans un bac planté et muni de quelques racines; le fond de l'aquarium sera sombre de préférence. Le Rasbora nain est omnivore mais il faut prévoir de la nourriture adaptée à la taille de sa petite bouche, de la nourriture vivante est recommandée de temps en temps (nauplies d'artémias, larves, daphnies,...). Il faudra éviter la cohabitation des Rasboras nains avec des poissons de grandes tailles ( l'Oscar , les grands Botias...) de peur qu'ils ne se fasse bouffer. Dimo rphisme: La femelle est plus grosse et possède des couleurs plus ternes. Reproduction: Il faut respecter les paramètres suivants : T° = 26°C ; pH = 6 ; Dureté = 1 à 3 dH. Isoler le couple dans un bac de reprodu...

La Loche Yo-Yo (Botia lohachata)

La Loche Yo-Yo (Botia lohachata) Famille: Cobitidés.   Origine: Pakistan, Inde, Népal. Espérance de vie: 6 à 10 ans. Taille adulte: 10 à 15 cm.    Comportement: Poisson sociable, vif et grégaire, il doit être maintenu en groupe de 5 à 6 individus (sinon, il peux devenir agressif). La Loche yoyo vie au fond de l'aquarium et étant omnivore, elle acceptera pratiquement tout avec une légère préférence pour le vivant (vers de vase, larves, nauplies d'artémias,...). Un bac planté et un fond doux sont recommandés. La loche yoyo est communément appelé loche pakistanaise, loche striée et loche réticulée. Dimo rphisme: La femelle mature est plus trapue que le mâle. Reproduction: Rare et peu connue. Suivez-nous sur  Twitter  et  Facebook  !